mardi 8 septembre 2009

Enfants placés en centre de rétention

Il faut que cela cesse !


Près d’une vingtaine d’enfants ont été placés en centre de rétention administrative avec un ou deux de leurs parents sans papiers depuis le 20 juillet 2009. Certains y sont même restés plus de deux semaines.

Pour l’une de ces enfants, Zandale, 8 ans, les portes du CRA se sont ouvertes pour l’expulser avec son père en Albanie, un pays où elle n’avait jamais été scolarisée.
Deux de ces enfants sont toujours retenus, ils n’ont pas fait la rentrée.

Parmi les enfants libérés, certains se cachent et n’ont pas fait non plus la rentrée. D’autres enfants, bien plus nombreux, ont vécu pendant les vacances l’arrestation, la mise en rétention et la menace d’expulsion de leur père, qui a parfois été effectivement expulsé. Leur famille est démembrée, le plus souvent laissée sans ressources.

Ces pratiques atteignent l’ensemble de la communauté éducative : nous ne pouvons pas, nous ne voulons pas ignorer les chaises vides dans les classes, le traumatisme vécu par ces enfants, la souffrance muette de ceux dont le père a été banni, la terreur quotidienne des enfants qui viennent chaque jour à l’école sans savoir s’ils retrouveront leurs parents le soir.

La FCPE exige:
- l’arrêt des placements en rétention des familles et des enfants,
- le retour des pères et la possibilité pour chaque enfant de vivre en famille, dans la sécurité, dans ce pays où il va à l’Ecole, où ses parents travaillent, où leur vie s’est construite,
- la régularisation des jeunes majeurs scolarisés et des parents d’enfants scolarisés.

L’éducation est un droit ! Le respecter est un devoir, particulièrement en ce vingtième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Communiqué de presse de la FCPE

1 commentaire:

Xenos a dit…

Je suis atterré.
Je ne comprends pas pourquoi des familles ne peuvent pas vivre en France
Je ne comprends pas pourquoi le mari ne peut vivre avec son épouse.
Pourquoi le père ne peut vivre avec ses enfants.
Qui peut soutenir des choses pareilles.
Qui peut voter ces lois et rentrer chez lui le soir dîner avec sa femme et ses gosses (JMS sûrement, j'aimerais bien qu'il s'explique, qu'il explique à ceux dont on parle ci-dessus)

Plus largement, je ne comprends pas pourquoi une boîte de sardines ou une paire de chaussettes peut faire le tour du monde sans papiers (bonjour le bilan CO2, d'ailleurs) et qu'un homme ne peut choisir le lieu de sa résidence comme l'on fait en d'autre temps M Sarkozy père, M Dati, M Poniatovsky (grand-père ?) Marie Curie, et bien d'autres...
Bonne nuit à tous, sans cauchemards ?