mardi 9 février 2010

Poids-lourds sur la RN 73 : André Vauchez reçoit Arnaud Montebourg


André Vauchez, vice-président du conseil général du Jura et conseiller général du canton de Chemin, tiendra une réunion avec celles et ceux qui se sentent concernés de près ou de loin par la circulation des poids-lourds qui quittent l'autoroute à Dole-Nord en empruntant le CD 973 (ex-RN 73) en direction du sud pour reprendre l'A6 à Chalon sud et dans le sens inverse, à une réunion publique le jeudi 11 février à 18 h 30, à la salle des fêtes de Peseux.
Arnaud Montebourg, président du conseil général de Saône-et-Loire, présentera à cette occasion les résultats de l'enquête « origine-destination-réglementation » des poids lourds sur la RN 73 et son projet de réglementation de la circulation sur cette infrastructure.
Le Progrés Mardi 9 février 2010

A-t-on encore le droit de manifester dans ce pays ?

Vendredi 5 février, Me Bachelot venait à Lons-Le-Saunier inaugurer le nouveau bâtiment des Urgences (39) qui était le point final d’un début de restructuration des hôpitaux du Jura Sud, à la veille d’une mise en place de la 1ère Communauté Hospitalière de Territoire (CHT) entre les hôpitaux de Lons, Champagnole, St Claude, Morez, Salins et quelques hôpitaux locaux…Le préalable à tout cela, c’était le déclassement du Centre Hospitalier de Champagnole par la fermeture de sa chirurgie, bientôt de ses Urgences, après celles de Morez (station des Rousses) et Salins-Les-Bains…
Dans ce contexte, l’Union Santé CGT appelait à manifester, soutenue par l’UD CGT 39 et l’UL CGT de Lons-Le-Saunier pour affirmer bien fort les revendications des personnels hospitaliers : Rendez-nous nos postes,
Rendez nous les services fermés (maternité, chirurgie, lits de Médecine),
Rendez nous nos Hôpitaux Locaux (transformés en EHPAD),
Stagiairisation et titularisation de tous les contractuels,
Un CDI pour tous les précaires,
Non à la collaboration, fusion Public/Privé à Lons et à Dole…
Dans sa grande mansuétude, Me Bachelot avait demandé à Me le Préfet de nous proposer une rencontre avec ses services. Les syndicalistes que nous sommes ont accepté aussitôt puisque c’est notre rôle de porter les revendications et de négocier.
Mais celle-ci nous indiqua aussitôt qu’il fallait choisir entre manifester et être reçus.
Nous avons bien évidemment refusé car le droit de manifester ne peut être restreint, ni celui de négocier.
Alors les Renseignements Généraux nous indiqueront qu’au vu de notre entêtement, les autres organisations syndicales seraient reçues mais pas nous. Sans doute avaient-elles accepté de ne pas manifester puisqu’elles ne le feront pas. Pourtant, nous avions réussi à réaliser l’unité contre la loi HPST.
Mais nous n’avons pas cédé et nous avons continué à demander l’heure et le lieu du rdv avec Me Bachelot.
Nous avons fini par être reçus par Me le Préfet, qui recula, en nous disant : « si vous manifestez, il ne faut pas qu’il y ait de banderoles, pas de mots d’ordre, une manifestation silencieuse, gentille, je serai là-bas en uniforme, vous pourrez me reconnaître, et je ne veux pas entendre –Bachelot Démission -».
La délégation a feint d’accepter tout en protestant. Le rdv est fixé à 15h avec le Chef de Cabinet du Préfet et celui de Me Bachelot, en Préfecture.
On croit rêver ! Un préfet dicte aux organisations syndicales ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire ; les lois de la République sont bafouées, les droits constitutionnels et législatifs sont directement remis en cause par l’Exécutif.
Finalement, nous sommes allés manifester avec nos pancartes et nos mots d’ordre criés de vive voix (nos banderoles en drap ne supportant pas la pluie qui tombait drue).
Nombreux étaient les drapeaux rouges syndicaux…Là, nous apprenons juste avant de nous rendre au rassemblement, qu’il fallait être à 14h30 à la Préfecture. C’est là, que se situe l’ultime manœuvre.
Regroupés devant la Mairie, lieu d’arrivée de Me Bachelot, nous vîmes arriver le chef des RG qui s’adressant au responsable départemental CGT : Si vous ne supprimez pas vos pancartes et vos mots d’ordre, la délégation ne sera pas reçue.
Nous quittons la manifestation pour 14h30, afin de nous rendre en Préfecture.
Pendant que nous attendons notre tour d’être reçus, Me Bachelot arrive directement aux Urgences, les hospitaliers coupés de leurs dirigeants syndicaux…l’accueil sera de fait très silencieux !
Nous sommes reçus par un jeune cadre dynamique du Ministère, la nouvelle directrice de l’ARS qui nous donne 15 minutes pour exposer nos revendications pour les 10 hôpitaux du Jura (les autres organisations ayant bénéficié chacune de 30 minutes).
En outre, nous insistons sur l’augmentation des contractuels et des précaires, et notre demande de titularisation en nous appuyant sur les dernières déclarations de Mr SARKOZY à la télévision. Réponse des deux : « Il n’avait pas la bonne fiche ! » - rires intérieurs !-
Sur notre demande de comblement des déficits budgétaires, nous faisons allusion aux 4 à 5 milliards dépensés pour les vaccins, et qui auraient largement comblé tous les déficits créés par la T2A et la nouvelle Gouvernance ; réponse du représentant ministériel : « Je vous interdit de dire cela, vous seriez le premier personnellement à déposer une plainte contre le Ministre, si vous aviez un enfant mort des conséquences du manque de vaccins ! ».
Nous répondons : « notre organisation syndicale n’a pas pour’habitude de déposer des plaintes contre les Ministres, et nous ne croyons pas que le cas ai pu se présenter depuis l’avènement du Service Public et de la Sécurité Sociale ».
Il réplique : « Mais vous personnellement ».
Nous répondons : « Ici, nous parlons au nom de notre organisation syndicale ».
C’est là-dessus, que se termina le bref échange.
De retour à la Mairie, où se tient le rassemblement, Me Bachelot sort avec le Préfet, sous les huées et les quolibets des manifestants, le service d’ordre montre quelque impatience.
Le droit de manifester a été préservé, le droit des organisations syndicales malmené, mais nous avons tenu malgré les manœuvres.
Qu’est-ce qu’elle aura été brève la visite du ministre Me Bachelot !
Le soir à FR3, le commentateur dira : « Me Bachelot a ignoré la manifestation des syndicalistes. »
Pas vu, pas pris.
Correspondant : Jacques Berthault.

lundi 8 février 2010

Quelques données simples concernant l’aéroport de Dole-Tavaux

Propriétaire : Conseil Général du Jura
Délégataire pour la gestion et l’exploitation Kéolis 51% et la Chambre du Commerce et de I’Industrie 49 %
Présidence : CCI
Direction Générale : Keolis
Budget de développement sur dix ans :
Fonctionnement 500 000 € / an
Investissement 170 000 € pour 2010

Le délégataire demande au Conseil Général la réfection des pistes en 2011 pour pouvoir recevoir des porteurs de plus de 200 personnes. Cela correspond à un investissement de 1 Million d’Euros.

A titre de comparaison un giratoire coute environ 1,2 million à 1,5 million d'Euros.

Contrairement à ce qui a été dit, la piste est ouverte 24/24 mais à la demande, de 3h du matin à 7h du matin

Il y a, à Dole-Tavaux , de véritables contrôleurs aériens, payés par l’Etat ce qui n’est pas le cas sur tous les Aérodromes. Nous trouvons parfois des aérodromes AFIS : Aérodromes non contrôlés où le service d’information de vol et le service d’alerte sont assurés au bénéfice de la circulation d’aérodrome.

Plan de développement de l’activité :
Liaison vers un grand hub européen Francfort ou Zurich
Le trafic charter export
Les déroutements
L’aviation « incentive »
L’aviation d’affaire, d’entreprise et de personnalités
L’aviation d’entrainement
L’escale postale et le trafic fret
L’évolution du trafic passagers est prévue de 20 000 en 2011 à 38 000 en 2019.

dimanche 7 février 2010

Pas frêche, mon information ?

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7036

vendredi 5 février 2010

Réponse à Jean Marie Sermier

Jean-Marie Sermier apporte son soutien à Jean Raquin taclé par les élus de gauche après la tribune cosignée dans Le Figaro (notre édition d'hier). Le député de la 3e circonscription déplore lui aussi que l'ADF (assemblée des départements de France) se soit politisée. « Le président Raquin a bien fait de signer une tribune pour dénoncer cette dérive », affirme le porte-parole du groupe de la droite et du centre du conseil général. « La cotisation du conseil général, donc des Jurassiens, à l'ADF, s'élève chaque année à près de 21 000 euros. Constatant que cet argent n'est plus utilisé pour l'intérêt général des départements mais pour soutenir un Parti socialiste en perdition, le président Raquin a raison de suspendre son versement», conclut Jean-Marie Sermier.

La position de Jean Raquin et celle d’un Président d’un Conseil Général de droite, qui est solidaire de ses collègues de droite. On pourrait s'interroger sur le rôle de Jacques Pellissard, Président de Maires de France et son soutien à la liste régionale de droite avec sa femme en troisème position.....
Le problème n’est pas de polémiquer pour savoir si Jean Raquin aurait du signer avec eux ou pas, le problème n’est pas de savoir si l’Association des Départements de France est trop politisée ou pas , le problème est de savoir si la réforme des politiques territoriales votées par nos députés jurassiens est bonne ou mauvaise.
Cette loi est mauvaise pour les jurassiens et les français. Pour gérer un département de 250 000 habitants il y aura 20 élus comme pour une commune de 2000 habitants avec un budget 300 fois supérieurs.
On peut toujours faire le choix politique de remplacer les élus par des fonctionnaires disciplinés, de centraliser toutes les décisions dans une seule main , mais cela ne s’appelle plus de la Démocratie . C’est pour cette Démocratie que nous nous battrons, pour que les Français et les Jurassiens soient informés objectivement, écoutés et respectés.
Patrick Viverge pour le Groupe Agir à Gauche

Technologie numérique : l'avenir ... ou le présent ?

Comment « enrichir le monde qui nous entoure avec de l'information numérique » interactive ?

Voici une vidéo
(cliquer sur View Subtitles pour choisir la langue des sous-titres).

Pranav Mistry nous présente son invention, le SixthSense.

Il souhaite la distribuer en open source, « pour apporter cette technologie au plus grand nombre de personnes, plutôt que de la restreindre aux laboratoires » ...

jeudi 4 février 2010

RETRAITES ET LANGUE DE BOIS

Que veulent, que peuvent vraiment les socialistes, à propos de la réforme des retraites ? De sa salle de bains, le matinaute peine à s'y retrouver dans le feuilleton quotidien. Et surtout, il peine à répondre à cette question élémentaire : à quoi bon retarder l'âge légal du départ en retraite, alors que le taux de chômage des "seniors", comme on dit, est en France, selon les sources, "supérieur à la moyenne européenne", ou "l'un des plus élevés d'Europe" ? A quoi bon, sinon à verser des retraites au rabais, à tous ceux qui liquideront leurs droits avant le futur nouvel âge léga l ? Et si c'est bien là le but caché de la réforme, pourquoi les socialistes ne le disent-ils pas en ces termes ?
Il est vrai qu'ils ne semblent pas toujours très bien savoir ce qu'ils disent. On se souvient de Martine Aubry, hasardant l'autre semaine, au micro d'Aphatie, en termes flous, qu'il était parfaitement possible que l'on aille vers 61 ou 62 ans, avant de se reprendre quelques jours plus tard, cramponnée comme jamais à "l'âge légal à 60 ans". On l'avait mal comprise. Elle n'avait pas dit ce que l'on avait entendu. Elle ne voulait pas parler de la loi, mais de "la pratique". On n'ose imaginer l'hallali, les moues compatissantes, les yeux au ciel, si Ségolène Royal avait commis la même gaffe. Mais Aubry semble bénéficier, ces jours-ci, d'un micro-état de grâce, de la part des hyper-éditorialistes. A moins que la complexité du sujet des retraites désamorce toute velléité polémique. A chacun de choisir son hypothèse.
Daniel Schneidermann