L’impact de la vidéosurveillance est de l’ordre de 1%
(28 juillet 2010, bugbrother.blog.lemonde.fr)
A Lyon, les caméras de vidéosurveillance permettent, en moyenne, une arrestation par caméra et par année. 200 arrestations, pour 219 caméras, comparées aux 20 604 actes de délinquance dits de voie publique …
Pour le sociologue Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, “le résultat est clair : l’impact de la vidéosurveillance sur la délinquance constatée par la police nationale à Lyon est de l’ordre de 1%“.
Les chiffres sont issus d’un récent rapport de la Chambre régionale des comptes de Rhône-Alpes sur la sécurité publique à Lyon.
L’analyse du sociologue, l’un des meilleurs spécialistes français des questions de sécurité et de vidéosurveillance, est cinglante : “la vidéosurveillance coûte très cher et ne sert pas à grand-chose“.
Le rapport de la Chambre régionale des comptes ne l’est pas moins [...]
Pour mesurer l’efficacité de la vidéosurveillance sur la baisse de la délinquance, le rapport de la Chambre régionale des comptes souligne que “la ville de Lyon établit chaque année un comparatif de l’évolution de la délinquance de voie publique entre les zones vidéosurveillées et les zones qui ne le sont pas“.
Or, et sur les trois dernières années, “la différence entre les zones équipées et les zones non équipées est pour le moins ténue“ [...]
le Centre de supervision urbaine (CSU) fonctionne 24h/24 et emploie 29 agents [...]
“la vidéosurveillance de voie publique sert principalement à détecter les problèmes les plus visibles et les plus collectifs, elle ne concerne guère les vols et les agressions interpersonnelles“ [...]
elle occasionne une “véritable gabegie pour les finances publiques lorsque l’on chiffre le coût qu’il représente pour une municipalité et la privation d’autres investissements et d’autres actions de prévention et de sécurité qui en découle“ [...]
“la vidéosurveillance coûte donc probablement à la ville de Lyon (donc aux lyonnais) entre 2,7 et 3 millions d’euros. Ce qui pourrait représenter près d’une centaine d’emplois municipaux de proximité (qu’il s’agisse de policiers municipaux, d’agents de médiation, d’éducateurs, de correspondants de nuit, etc.), potentiellement capables de rassurer la population et de réguler les conflits de la vie quotidienne de manière autrement plus efficace“.
La Chambre régionale des comptes conclue elle-même que “s’il peut apparaître réducteur de juger de la pertinence du dispositif sur les seuls chiffres de la baisse de la délinquance, on peut observer que l’outil est suffisamment coûteux (plus d’un million par an en moyenne depuis 2003, hors personnel et frais généraux liés au service) pour qu’une évaluation globale de son intérêt soit entreprise“. [...]
mercredi 28 juillet 2010
Comme un air malsain de déjà vu
Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, en septembre 2002
Attention, pas d'amalgame, surtout pas d'amalgame ...
*****
Nicolas Sarkozy, ministre du budget,
invité du journal TV, le 10 mai 1993, il y a 17 ans ...
(sur le site de l'INA)
Austérité, déficits, retraites, impôts, croissance, chômage ...
invité du journal TV, le 10 mai 1993, il y a 17 ans ...
(sur le site de l'INA)
Austérité, déficits, retraites, impôts, croissance, chômage ...
mardi 27 juillet 2010
En France en 2010
Evacuation de familles (à la Courneuve)
Les « squatteurs » expulsés de la barre Balzac
(8 juillet 2010, lacourneuve.blog.lemonde.fr)
******
[...] l'association "Porte d'Auteuil environnement" défend les habitants de [...] la Villa Montmorency contre l'office HLM de Paris [qui] projette de construire 320 appartements dont ... 160 sociaux à une centaine de mètres de ce lieu privilégié.
Et ce n'est pas le seul combat des habitants de l'arrondissement puisque : "Dans le 16e arrondissement de Paris, qui ne compte que 2, 5% de logements sociaux contre 20% exigés par la loi, une guerre urbaine est déclarée contre la construction d'habitations à loyer modéré." [...]
"Il faut comprendre, voir arriver d’un coup des familles avec des difficultés sociales, là où on avait un espace vert, ça fait un peu peur", explique sans détour une mère de famille du quartier ... / ... " [...] "Vous n’avez qu’à nous mettre une étoile jaune et marquer 16e arrondissement dessus " [...]
Vincent Bolloré est ... le Secrétaire Général de de l'association des copropriétaires de la Villa ...
******
Les « squatteurs » expulsés de la barre Balzac
(8 juillet 2010, lacourneuve.blog.lemonde.fr)
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Autre « problème » lié au logement ...
XVI eme arrondissement de Paris : Oui aux logements sociaux ... mais ailleurs !
(J-C Slovar, 27 Juillet 2010, marianne2.fr)
(J-C Slovar, 27 Juillet 2010, marianne2.fr)
[...] l'association "Porte d'Auteuil environnement" défend les habitants de [...] la Villa Montmorency contre l'office HLM de Paris [qui] projette de construire 320 appartements dont ... 160 sociaux à une centaine de mètres de ce lieu privilégié.
Et ce n'est pas le seul combat des habitants de l'arrondissement puisque : "Dans le 16e arrondissement de Paris, qui ne compte que 2, 5% de logements sociaux contre 20% exigés par la loi, une guerre urbaine est déclarée contre la construction d'habitations à loyer modéré." [...]
"Il faut comprendre, voir arriver d’un coup des familles avec des difficultés sociales, là où on avait un espace vert, ça fait un peu peur", explique sans détour une mère de famille du quartier ... / ... " [...] "Vous n’avez qu’à nous mettre une étoile jaune et marquer 16e arrondissement dessus " [...]
Vincent Bolloré est ... le Secrétaire Général de de l'association des copropriétaires de la Villa ...
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Autre « problème » lié à l'immigration ...
Un Lédonien menacé d'expulsion vers la Turquie
(27.07.2010, leprogres.fr)
Cela fait bientôt dix ans que Remzi Sonmez, d'origine Kurde, a fui la Turquie pour se réfugier en France, à Lons plus précisément. [...]
Il sera embauché à deux reprises, de 2007 à 2008 puis en 2010 en tant que façadier par des entrepreneurs locaux. [...]
« J'ai reçu trois promesses d'embauche il y a quatre mois, je les ai immédiatement ajoutées à mon dossier et fais une nouvelle demande auprès de la préfecture. On ne m'a jamais donné de réponse. »
Si le recours n'aboutit pas, il sera renvoyé dans son pays d'origine.
Sa femme, elle, l'a rejoint à Lons en 2008. Elle est actuellement enceinte de huit mois.
(27.07.2010, leprogres.fr)
Cela fait bientôt dix ans que Remzi Sonmez, d'origine Kurde, a fui la Turquie pour se réfugier en France, à Lons plus précisément. [...]
Il sera embauché à deux reprises, de 2007 à 2008 puis en 2010 en tant que façadier par des entrepreneurs locaux. [...]
« J'ai reçu trois promesses d'embauche il y a quatre mois, je les ai immédiatement ajoutées à mon dossier et fais une nouvelle demande auprès de la préfecture. On ne m'a jamais donné de réponse. »
Si le recours n'aboutit pas, il sera renvoyé dans son pays d'origine.
Sa femme, elle, l'a rejoint à Lons en 2008. Elle est actuellement enceinte de huit mois.
dimanche 25 juillet 2010
Question d'honneur
Sarkozy, le décorateur de l'Elysée
(Élise Karlin, 23/07/2010, lexpress.fr)
[...] il y a quelques mois, Nicolas Sarkozy épingla la médaille de chevalier au revers du veston de Franck Albert Nahmani [...] "spécialiste incontesté des plus beaux cachemires [...], virtuose de l'élégance masculine".
Mais que lui vaut donc d'avoir été ainsi distingué par l'homme le plus puissant de la République ? Officiellement, ses "trente-trois ans d'activités professionnelles", telles qu'inscrites au décret du 31 décembre 2009 portant élévation aux différentes dignités de l'ordre national de la Légion d'honneur.
En réalité, Franck Namani a un mérite : fabriquer des costumes qui siéent à merveille au président. La gratification tient parfois à un fil.
Car Nicolas Sarkozy a une manière toute personnelle d'interpréter les critères auxquels doivent répondre les personnalités que la nation entend récompenser pour "services exceptionnels ou éminents dans toutes les activités".
[...] le 30 juin, a-t-il décoré Eric Cesari, épinglé au titre sans flonflon de "directeur général de l'UMP" - en fait, l'un des hommes clefs du système sarkozyste.
[...] des happy few qui guinchèrent à ses côtés pour fêter sa victoire, le 6 mai 2007, et dont la liste figure dans La Nuit du Fouquet's [...] 19 des 56 personnalités citées ont été distinguées en trois ans, dont huit pour la première fois. Les 11 autres ont été promues, certaines pas plus tard que le 14 juillet:
[...] le nouveau monarque de l'Elysée a fait de ces rites républicains l'un des instruments à l'aulne desquels il mesure son pouvoir ; il goûte les rires qui saluent forcément ses bons mots, les invités qui s'agglutinent pour le saluer, parfois juste pour l'approcher ; il choisit ceux qu'il distinguera d'une accolade, d'une attention
[...] le chef de l'Etat ne boude pas son plaisir lors des décorations individuelles, une trentaine par an, celles qui dessinent en pointillé la carte de la galaxie sarkozyste.
Il y a les amis de toujours, ceux qui n'ont jamais moqué sa certitude d'avoir un destin, comme Isabelle Balkany, décorée le 27 mai 2008, ou Roger Karoutchi, qui a intégré le cursus honorum en décembre 2009.
Il y a les grands patrons qui l'ont soutenu [...] comme le milliardaire Antoine Bernheim, ex-président de Generali, ou encore Albert Frère, la première fortune de Belgique, et son associé canadien Paul Desmarais, tous trois élevés au rang de grand-croix.
Il y a ceux qui l'ont aidé à sonder le pays pour mieux lui ouvrir les portes du Palais : le politologue Pierre Giacometti, qui travaille aujourd'hui pour l'Elysée, l'ancien journaliste Patrick Buisson, qui oeuvre toujours en direct pour le président, ou encore l'essayiste Alain Minc, prodigue de ses conseils.
Il y a les politiques, ceux des Hauts-de-Seine et les autres, l'avocat Robert Bourgi, éminence grise controversée de la "Françafrique", Valérie Hoffenberg, décorée en 2008 au titre de directrice du bureau français de l'American Jewish Committee, mais qui est aussi une militante UMP proche du futur ex-trésorier Eric Woerth [...]
il y a aussi ceux qu'on remercie pour service rendu - Nicole Choubrac, la juge qui a prononcé son divorce d'avec Cécilia ; Jacques Séguéla, qui lui a présenté Carla Bruni lors d'un dîner [...]
Et puis il y a les people [...] Dany Boon, le réalisateur acteur de Bienvenue chez les Ch'tis, l'humoriste Muriel Robin, le compositeur Didier Barbelivien, le comédien Christian Clavier...
Ce président qui peut se montrer si désinvolte, comme le 21 mai 2008, aux Invalides, lors d'une remise de décorations à d'anciens combattants, laissant tous les participants ulcérés, trouve chaque fois le mot qu'il faut devant un capitaine d'industrie ou un restaurateur de ses amis.
Car lorsqu'il récompense ces success stories, ces "ascensions prodigieuses", ces "formidables réussites", c'est encore à sa propre histoire qu'il rend hommage. Dans le miroir qu'il leur tend, c'est presque toujours son image qu'il flatte.
Lettre de Jacques Bouveresse à Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur
(Agone, 26 juillet 2010)
En réaction à l’attribution d’une Légion d’honneur qu’il n’a jamais demandée, Jacques Bouveresse nous a transmis la lettre (en date du 17 juillet 2010) par laquelle il a refusé cet « honneur ».
Madame la ministre,
Je viens d’apprendre [...] que je figurais dans la liste des promus de la Légion d’honneur, sous la rubrique de votre ministère, avec le grade de chevalier. [...]
j’ai [...] fait savoir clairement, la première fois que la question s’est posée, il y a bien des années [Il s’agissait alors d’une proposition émanant du ministre socialiste Jack Lang] et à nouveau peu de temps après avoir été élu au Collège de France, en 1995, que je ne souhaitais en aucun cas recevoir de distinctions de ce genre. [...]
Il ne peut, dans ces conditions, être question en aucun cas pour moi d’accepter la distinction qui m’est proposée et [...] encore moins d’un gouvernement comme celui auquel vous appartenez, dont tout me sépare radicalement et dont la politique adoptée à l’égard de l’Éducation nationale et de la question des services publics en général me semble particulièrement inacceptable. [...]
(Élise Karlin, 23/07/2010, lexpress.fr)
[...] il y a quelques mois, Nicolas Sarkozy épingla la médaille de chevalier au revers du veston de Franck Albert Nahmani [...] "spécialiste incontesté des plus beaux cachemires [...], virtuose de l'élégance masculine".
Mais que lui vaut donc d'avoir été ainsi distingué par l'homme le plus puissant de la République ? Officiellement, ses "trente-trois ans d'activités professionnelles", telles qu'inscrites au décret du 31 décembre 2009 portant élévation aux différentes dignités de l'ordre national de la Légion d'honneur.
En réalité, Franck Namani a un mérite : fabriquer des costumes qui siéent à merveille au président. La gratification tient parfois à un fil.
Car Nicolas Sarkozy a une manière toute personnelle d'interpréter les critères auxquels doivent répondre les personnalités que la nation entend récompenser pour "services exceptionnels ou éminents dans toutes les activités".
[...] le 30 juin, a-t-il décoré Eric Cesari, épinglé au titre sans flonflon de "directeur général de l'UMP" - en fait, l'un des hommes clefs du système sarkozyste.
[...] des happy few qui guinchèrent à ses côtés pour fêter sa victoire, le 6 mai 2007, et dont la liste figure dans La Nuit du Fouquet's [...] 19 des 56 personnalités citées ont été distinguées en trois ans, dont huit pour la première fois. Les 11 autres ont été promues, certaines pas plus tard que le 14 juillet:
[...] le nouveau monarque de l'Elysée a fait de ces rites républicains l'un des instruments à l'aulne desquels il mesure son pouvoir ; il goûte les rires qui saluent forcément ses bons mots, les invités qui s'agglutinent pour le saluer, parfois juste pour l'approcher ; il choisit ceux qu'il distinguera d'une accolade, d'une attention
[...] le chef de l'Etat ne boude pas son plaisir lors des décorations individuelles, une trentaine par an, celles qui dessinent en pointillé la carte de la galaxie sarkozyste.
Il y a les amis de toujours, ceux qui n'ont jamais moqué sa certitude d'avoir un destin, comme Isabelle Balkany, décorée le 27 mai 2008, ou Roger Karoutchi, qui a intégré le cursus honorum en décembre 2009.
Il y a les grands patrons qui l'ont soutenu [...] comme le milliardaire Antoine Bernheim, ex-président de Generali, ou encore Albert Frère, la première fortune de Belgique, et son associé canadien Paul Desmarais, tous trois élevés au rang de grand-croix.
Il y a ceux qui l'ont aidé à sonder le pays pour mieux lui ouvrir les portes du Palais : le politologue Pierre Giacometti, qui travaille aujourd'hui pour l'Elysée, l'ancien journaliste Patrick Buisson, qui oeuvre toujours en direct pour le président, ou encore l'essayiste Alain Minc, prodigue de ses conseils.
Il y a les politiques, ceux des Hauts-de-Seine et les autres, l'avocat Robert Bourgi, éminence grise controversée de la "Françafrique", Valérie Hoffenberg, décorée en 2008 au titre de directrice du bureau français de l'American Jewish Committee, mais qui est aussi une militante UMP proche du futur ex-trésorier Eric Woerth [...]
il y a aussi ceux qu'on remercie pour service rendu - Nicole Choubrac, la juge qui a prononcé son divorce d'avec Cécilia ; Jacques Séguéla, qui lui a présenté Carla Bruni lors d'un dîner [...]
Et puis il y a les people [...] Dany Boon, le réalisateur acteur de Bienvenue chez les Ch'tis, l'humoriste Muriel Robin, le compositeur Didier Barbelivien, le comédien Christian Clavier...
Ce président qui peut se montrer si désinvolte, comme le 21 mai 2008, aux Invalides, lors d'une remise de décorations à d'anciens combattants, laissant tous les participants ulcérés, trouve chaque fois le mot qu'il faut devant un capitaine d'industrie ou un restaurateur de ses amis.
Car lorsqu'il récompense ces success stories, ces "ascensions prodigieuses", ces "formidables réussites", c'est encore à sa propre histoire qu'il rend hommage. Dans le miroir qu'il leur tend, c'est presque toujours son image qu'il flatte.
*****
Lettre de Jacques Bouveresse à Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur
(Agone, 26 juillet 2010)
En réaction à l’attribution d’une Légion d’honneur qu’il n’a jamais demandée, Jacques Bouveresse nous a transmis la lettre (en date du 17 juillet 2010) par laquelle il a refusé cet « honneur ».
Madame la ministre,
Je viens d’apprendre [...] que je figurais dans la liste des promus de la Légion d’honneur, sous la rubrique de votre ministère, avec le grade de chevalier. [...]j’ai [...] fait savoir clairement, la première fois que la question s’est posée, il y a bien des années [Il s’agissait alors d’une proposition émanant du ministre socialiste Jack Lang] et à nouveau peu de temps après avoir été élu au Collège de France, en 1995, que je ne souhaitais en aucun cas recevoir de distinctions de ce genre. [...]
Il ne peut, dans ces conditions, être question en aucun cas pour moi d’accepter la distinction qui m’est proposée et [...] encore moins d’un gouvernement comme celui auquel vous appartenez, dont tout me sépare radicalement et dont la politique adoptée à l’égard de l’Éducation nationale et de la question des services publics en général me semble particulièrement inacceptable. [...]
Surfaces agricoles bio
+ 11 % de surfaces agricoles bio en franche-comté entre 2008 et 2009
(Le Progrès, 25.07.2010)
Elles sont passées en deux ans de 21 500 à 23 900 hectares. Le Jura est le département comtois qui a la plus grande superficie de terres agricoles en bio avec 38 % des surfaces régionales.
Mais c'est le département de la Haute-Saône qui progresse le plus ces deux dernières années (+ 14,3 %).
Le développement de l'agriculture biologique est évidemment conditionné par l'existence de filières de valorisation. Dans ce cadre, la reconversion de la sucrerie d'Aiserey en Côte-d'Or en minoterie bio, d'une capacité de 20 000 tonnes à l'horizon 2011, permettrait d'assurer un débouché aux nouvelles céréales bio produites dans la région.
(Le Progrès, 25.07.2010)
Elles sont passées en deux ans de 21 500 à 23 900 hectares. Le Jura est le département comtois qui a la plus grande superficie de terres agricoles en bio avec 38 % des surfaces régionales.
Mais c'est le département de la Haute-Saône qui progresse le plus ces deux dernières années (+ 14,3 %).
Le développement de l'agriculture biologique est évidemment conditionné par l'existence de filières de valorisation. Dans ce cadre, la reconversion de la sucrerie d'Aiserey en Côte-d'Or en minoterie bio, d'une capacité de 20 000 tonnes à l'horizon 2011, permettrait d'assurer un débouché aux nouvelles céréales bio produites dans la région.
L'image du « jeune »
« L'image du jeune fait peur aux adultes »
(25.07.10, lemonde.fr)
Les ados boivent-ils trop ? Fument-ils trop ? Se droguent-ils plus qu'avant ? Sont-ils plus violents ? Se sentent-ils mal dans leur peau ?… Combien de fois Marie Choquet a-t-elle été sollicitée pour répondre à ces questions qui ont envahi le champ médiatique ? Elle ne les compte plus.
Psychologue, épidémiologiste et directrice de recherche à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), elle scrute, depuis 1969, les comportements à risque des adolescents. A 65 ans, après quarante ans de carrière, cette spécialiste du monde des ados prend sa retraite. L'occasion de faire le point sur des décennies de recherche. [...]
« Il faut comprendre qu'à une époque on ne les étudiait pas, on ne les voyait pas, alors que maintenant on les observe à la loupe. De ce fait, on perçoit des problèmes qu'on ne percevait pas auparavant. Avec comme conséquence le sentiment qu'ils sont nouveaux et que tout s'aggrave. [...]
La question de la violence [...] a été ignorée jusqu'aux années 2000 et maintenant on ne parle plus que de ça. C'est déconcertant. [...]
Ce qui me choque le plus, c'est que l'on a construit une image du jeune qui fait peur aux adultes. Il y a une vraie dévalorisation des adolescents, ainsi que de leurs parents. [...]
Il existe un décalage important entre ce dont on parle – et qui accuse toujours les adolescents – et la vraie vie. [...] Entre ce que nous dit la télé et la situation dans les familles, il existe un gouffre.
Dans bon nombre d'entre elles, cela se passe plutôt bien. Les parents communiquent plus avec les enfants, s'en occupent mieux, partagent davantage d'activités avec eux, mais ce travail au quotidien n'est pas reconnu. Dès qu'il y a un problème, les parents sont mis en accusation, on les traite de démissionnaires. [...]
On cherche le bouc émissaire des problèmes de la société, on a trouvé les jeunes et leurs parents, et on n'en démord pas.
[...] Un grand tabou demeure encore, celui de réaliser des études sur les enfants des milieux favorisés. Autant étudier les pauvres ou les élèves de ZEP dans tous les sens ne pose de problème à personne, autant il est difficile de faire des enquêtes auprès des élèves des grandes écoles ou des prépas.

Autre tabou, la question du stress scolaire, qui est plus fréquent dans l'enseignement général que professionnel. Il existe un lien important entre stress à l'école et dépression. [...]
Aujourd'hui, toute violence est devenue intolérable, le "risque zéro" est passé par là… On a perdu un peu de bon sens entre ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.
On a aussi renoncé à éduquer sur ce sujet. Le seul outil, c'est la répression. Désormais, on parle beaucoup de la violence, mais on fait peu pour la prévenir, sauf à mettre des caméras de surveillance. Or, on ne travaille pas sur la racine de la violence avec des caméras. [...]
Quant aux médicaments, la France est en tête de la consommation, chez les adultes comme chez les jeunes. Pourquoi en parle-t-on si peu ? Est-ce parce que le pouvoir médical est en cause ? [...]
Les médias ont-ils une part de responsabilité dans la perception négative que la société a des jeunes ?
J'en suis persuadée. On préconise la modération – toutes les études montrent que ce sont les modérés, et non ceux qui s'interdisent tout, qui vivent bien et longtemps –, mais la modération ne fait pas vendre, elle n'est pas porteuse. On a le sentiment que les adolescents changent et vont très mal, parce qu'on nous parle un jour des jeux dangereux, le lendemain de l'ivresse ou de la violence. On met toujours l'accent sur des extrêmes. [...]

L'erreur fondamentale a été de penser que ceux qui allaient mal étaient les pauvres ; à force, on a oublié les jeunes de la classe moyenne. Une politique de la jeunesse devrait porter l'ensemble des jeunes. Je m'insurge contre le misérabilisme. [...]
Essayer de comprendre un comportement ne signifie pas être laxiste. Or, la compréhension des phénomènes est assimilée au fait de laisser faire. [...]
On ne parle que de ce qui inquiète la société, sans pointer ce qui peut être à l'origine de la souffrance des adolescents. Comme si la répression allait diminuer les phénomènes en tant que tels [...]
On préfère toujours montrer que ce sont les jeunes (et leurs familles) qui sont en cause et continuer de croire que la responsabilité de la société est quasi nulle. Alors qu'elle n'est pas innocente.
(25.07.10, lemonde.fr)
Les ados boivent-ils trop ? Fument-ils trop ? Se droguent-ils plus qu'avant ? Sont-ils plus violents ? Se sentent-ils mal dans leur peau ?… Combien de fois Marie Choquet a-t-elle été sollicitée pour répondre à ces questions qui ont envahi le champ médiatique ? Elle ne les compte plus.
Psychologue, épidémiologiste et directrice de recherche à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), elle scrute, depuis 1969, les comportements à risque des adolescents. A 65 ans, après quarante ans de carrière, cette spécialiste du monde des ados prend sa retraite. L'occasion de faire le point sur des décennies de recherche. [...]
« Il faut comprendre qu'à une époque on ne les étudiait pas, on ne les voyait pas, alors que maintenant on les observe à la loupe. De ce fait, on perçoit des problèmes qu'on ne percevait pas auparavant. Avec comme conséquence le sentiment qu'ils sont nouveaux et que tout s'aggrave. [...]
La question de la violence [...] a été ignorée jusqu'aux années 2000 et maintenant on ne parle plus que de ça. C'est déconcertant. [...]
Ce qui me choque le plus, c'est que l'on a construit une image du jeune qui fait peur aux adultes. Il y a une vraie dévalorisation des adolescents, ainsi que de leurs parents. [...]
Il existe un décalage important entre ce dont on parle – et qui accuse toujours les adolescents – et la vraie vie. [...] Entre ce que nous dit la télé et la situation dans les familles, il existe un gouffre.
Dans bon nombre d'entre elles, cela se passe plutôt bien. Les parents communiquent plus avec les enfants, s'en occupent mieux, partagent davantage d'activités avec eux, mais ce travail au quotidien n'est pas reconnu. Dès qu'il y a un problème, les parents sont mis en accusation, on les traite de démissionnaires. [...]
On cherche le bouc émissaire des problèmes de la société, on a trouvé les jeunes et leurs parents, et on n'en démord pas.
[...] Un grand tabou demeure encore, celui de réaliser des études sur les enfants des milieux favorisés. Autant étudier les pauvres ou les élèves de ZEP dans tous les sens ne pose de problème à personne, autant il est difficile de faire des enquêtes auprès des élèves des grandes écoles ou des prépas.

Autre tabou, la question du stress scolaire, qui est plus fréquent dans l'enseignement général que professionnel. Il existe un lien important entre stress à l'école et dépression. [...]
Aujourd'hui, toute violence est devenue intolérable, le "risque zéro" est passé par là… On a perdu un peu de bon sens entre ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.
On a aussi renoncé à éduquer sur ce sujet. Le seul outil, c'est la répression. Désormais, on parle beaucoup de la violence, mais on fait peu pour la prévenir, sauf à mettre des caméras de surveillance. Or, on ne travaille pas sur la racine de la violence avec des caméras. [...]
Quant aux médicaments, la France est en tête de la consommation, chez les adultes comme chez les jeunes. Pourquoi en parle-t-on si peu ? Est-ce parce que le pouvoir médical est en cause ? [...]
Les médias ont-ils une part de responsabilité dans la perception négative que la société a des jeunes ?
J'en suis persuadée. On préconise la modération – toutes les études montrent que ce sont les modérés, et non ceux qui s'interdisent tout, qui vivent bien et longtemps –, mais la modération ne fait pas vendre, elle n'est pas porteuse. On a le sentiment que les adolescents changent et vont très mal, parce qu'on nous parle un jour des jeux dangereux, le lendemain de l'ivresse ou de la violence. On met toujours l'accent sur des extrêmes. [...]

L'erreur fondamentale a été de penser que ceux qui allaient mal étaient les pauvres ; à force, on a oublié les jeunes de la classe moyenne. Une politique de la jeunesse devrait porter l'ensemble des jeunes. Je m'insurge contre le misérabilisme. [...]
Essayer de comprendre un comportement ne signifie pas être laxiste. Or, la compréhension des phénomènes est assimilée au fait de laisser faire. [...]
On ne parle que de ce qui inquiète la société, sans pointer ce qui peut être à l'origine de la souffrance des adolescents. Comme si la répression allait diminuer les phénomènes en tant que tels [...]
On préfère toujours montrer que ce sont les jeunes (et leurs familles) qui sont en cause et continuer de croire que la responsabilité de la société est quasi nulle. Alors qu'elle n'est pas innocente.
samedi 24 juillet 2010
Sécurisation des parcours professionnels ?
Sécurisation des parcours professionnels ou racket de l’Etat ?
(24 juillet 2010, Michel Abhervé, alternatives-economiques.fr/blogs)
Il est décidement difficile de faire confiance à l’Etat, qui n’hésite pas, pour tenter de réduire son déficit à renier ses engagements. C’est ce qui est train de se passer avec le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels, le F.F.S.P.P.
Crée par la loi du 24 novembre 2009, ce fonds est alimenté essentiellement par une contribution obligatoire de 13%, prélevée sur l’ensemble des fonds de la formation professionnelle engagés par les entreprises, et vise à soutenir les actions contribuant à sécuriser les parcours professionnels.
Les conditions de l’engagement de ces fonds sont définis par la loi qui précise dans son article 18 [...] Le texte est clair, ce sont les partenaires sociaux qui déterminent, par accord entre eux, l’affectation de ces fonds, ce qui est logique vu que ce Fonds est paritaire, et que ces ressources proviennent des employeurs et sont destinés à la formation des salariés.
Et il est prévu que l’Etat peut contribuer à abonder les moyens nécessaires pour financer les actions prévues. Cette rédaction avait fait débat, car elle donnait à l’Etat un pouvoir qui n’était pas lié au moindre engagement financier, mais elle était devenue la loi.
Il est en train de se passer exactement l’inverse de ce que prévoit la loi : non seulement l’Etat n’entend pas participer pas au financement des actions de formation en cours de construction, mais il prévoit de transférer à son profit une moitié des fonds collectés par le F.F.S.P.P., alors que celui-ci a lancé les appels à projets lui permettant d’engager les sommes qu’il vient de collecter au profit des salariés les plus fragiles et des demandeurs d’emploi.
Il a inscrit cette somme, de l’ordre de 400 Millions d’Euros comme recette de l’Etat dans le projet de loi de finances rectificative pour 2010, au nom du fait que le F.F.S.P. n’aurait pas le temps de dépenser en 2010 l’intégralité des fonds collectés (alors que les délais de l’Etat pour prendre les textes nécessaires sont, pour une large part, responsables du calendrier !).
[...] Cet épisode éclaire certains points du débat parlementaire et en particulier la crainte exprimée par Christiane Demontès, Sénatrice PS du Rhône le 21 Septembre 2009 : “Certains craignent que l’objectif réel du Gouvernement ne soit de renflouer les caisses de l’État.”
Le Secrétaire d’Etat, Laurent Wauquiez se montrera rassurant [...]
Les lecteurs de ce blog savent que Laurent Wauquiez a une relation très particulière avec la vérité, qui m’avait valu de le surnommer (voir Laurent Pinocchio Wauquiez (bis)). Ils en auront une nouvelle preuve.
(24 juillet 2010, Michel Abhervé, alternatives-economiques.fr/blogs)
Il est décidement difficile de faire confiance à l’Etat, qui n’hésite pas, pour tenter de réduire son déficit à renier ses engagements. C’est ce qui est train de se passer avec le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels, le F.F.S.P.P.
Crée par la loi du 24 novembre 2009, ce fonds est alimenté essentiellement par une contribution obligatoire de 13%, prélevée sur l’ensemble des fonds de la formation professionnelle engagés par les entreprises, et vise à soutenir les actions contribuant à sécuriser les parcours professionnels.
Les conditions de l’engagement de ces fonds sont définis par la loi qui précise dans son article 18 [...] Le texte est clair, ce sont les partenaires sociaux qui déterminent, par accord entre eux, l’affectation de ces fonds, ce qui est logique vu que ce Fonds est paritaire, et que ces ressources proviennent des employeurs et sont destinés à la formation des salariés.
Et il est prévu que l’Etat peut contribuer à abonder les moyens nécessaires pour financer les actions prévues. Cette rédaction avait fait débat, car elle donnait à l’Etat un pouvoir qui n’était pas lié au moindre engagement financier, mais elle était devenue la loi.
Il est en train de se passer exactement l’inverse de ce que prévoit la loi : non seulement l’Etat n’entend pas participer pas au financement des actions de formation en cours de construction, mais il prévoit de transférer à son profit une moitié des fonds collectés par le F.F.S.P.P., alors que celui-ci a lancé les appels à projets lui permettant d’engager les sommes qu’il vient de collecter au profit des salariés les plus fragiles et des demandeurs d’emploi.
Il a inscrit cette somme, de l’ordre de 400 Millions d’Euros comme recette de l’Etat dans le projet de loi de finances rectificative pour 2010, au nom du fait que le F.F.S.P. n’aurait pas le temps de dépenser en 2010 l’intégralité des fonds collectés (alors que les délais de l’Etat pour prendre les textes nécessaires sont, pour une large part, responsables du calendrier !).
[...] Cet épisode éclaire certains points du débat parlementaire et en particulier la crainte exprimée par Christiane Demontès, Sénatrice PS du Rhône le 21 Septembre 2009 : “Certains craignent que l’objectif réel du Gouvernement ne soit de renflouer les caisses de l’État.”
Le Secrétaire d’Etat, Laurent Wauquiez se montrera rassurant [...]
Les lecteurs de ce blog savent que Laurent Wauquiez a une relation très particulière avec la vérité, qui m’avait valu de le surnommer (voir Laurent Pinocchio Wauquiez (bis)). Ils en auront une nouvelle preuve.
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