mercredi 14 janvier 2009

La fruitière de GIGNY a baissé pavillon !!

La fruitière de GIGNY a baissé pavillon : l’invitation surprise du ministre de l’agriculture BARNIER dans le canton d’Hélène Pélissard le 14 novembre n’aura pas été d’un grand secours pour les producteurs laitiers. Malgré les promesses du ministre dans son plan d’urgence, la disparition des éleveurs dont le revenu connaît depuis deux ans une chute spectaculaire va continuer.
Le canton de Saint Julien n’est pas épargné. La loi Chatel, la LME et la dérégulation des prix agricoles votées par nos parlementaires UMP vont encore accentuer la capacité de la grande distribution à détruire et concentrer les exploitations.
Les producteurs de lait ont un revenu inférieur de 20% du revenu paysan moyen. Il ne reste que 1245 exploitations produisant du lait dans le Jura, 6% ont disparu de 2007 à 2008 .
Ces pertes illustrent bien le difficile renouvellement des générations. Le recul prévisionnel de 15% du revenu paysan est le résultat d’une politique productiviste et libérale désastreuse qui ne permet plus à une profession de vivre de ses produits et de son travail. Cette situation est inadmissible et doit mobiliser tous les élus car l’ensemble de la société est concernée. Les agriculteurs éleveurs ont une fonction économique, sociale, environnementale et territoriale. Ils contribuent à la gestion des paysages et des espaces ruraux, ils sont les acteurs de la chaîne de la santé humaine. Il est impératif de maintenir dans le Jura un tissu dense d’exploitations agricoles respectueuses de l’environnement, capables de fournir des productions de qualité comme en témoignent nos AOC.

2 commentaires:

Jérôme a dit…

Le recul ... du revenu paysan est le résultat d’une politique productiviste et libérale ...

RAPPEL : une politique libérale, c'est lorsque l'Etat ou l'autorité publique ne se mêle de rien. A ma connaissance, ce n'est pas le cas dans l'agriculture

A. Riguet a dit…

Sans dec, il existe encore des « libéraux » ? ça fait peur, quand même, quand on voit ce qu'a engendré le libéralisme financier depuis 30 ans, avec sa propagande mondiale pour la « nécessaire » dérégulation des marchés « qui devaient rester **libres** de s'auto-réguler » ...

Si la propagande continue dans le milieu agricole, préparons-nous au pire dans les domaines alimentaire et environnemental d'ici quelques années ...

« Les responsables politiques ne sont pas plus aptes à gérer l’agriculture que les exploitants eux-mêmes », et blablabla ...
C'est ce que prétendait la Commission européenne lors de la présentation du bilan de santé de la PAC en novembre 2007.

En janvier 2009, la « crise financière » commence à faire vraiment peur, même aux plus hauts oligarques européens : il fallait bien ça pour qu'ils ne nous bassinent plus avec des discours du type : « les responsables politiques ne sont pas plus aptes à gérer la finance que les banquiers eux-mêmes » ...

Heureusement, les jeunes sont moins manipulables que nous :
http://www.cnja.com/#/presse/communiquespresse/454/

Ce n'est pas parce que la PAC est imparfaite qu'elle doit être entièrement rejetée : l'interventionnisme des Etats reste une obligation, mais il faut améliorer le fonctionnement démocratique afin que la Commission européenne cesse de favoriser les grands producteurs qui sont les principaux bénéficiaires des transferts directs de la PAC.

Il faut orienter la PAC en direction de l'environnement, de la qualité de la vie, du développement rural, et de la protection de certaines formes d'agriculture particulièrement fragiles.

Mais ce n'est certainement pas en s'en remettant à la loi de la jungle chère au dogmatisme libéral qu'on y arrivera ...

http://www.france.attac.org/spip.php?article8888