lundi 29 mars 2010

Intervention publique du 29 mars 2010

Monsieur le Président, mes chers collègues,
Mesdames et Messieurs de le presse,
Mesdames et Messieurs du public,

Je salue également le public qui est très nombreux aujourd’hui. Je suis d’ailleurs un peu surpris du nombre de personnes au vu du petit nombre de dossiers que nous avons aujourd’hui. Aurait-on des dossiers polémiques ?

Je ne vais pas revenir sur la réforme des collectivités territoriales évoquée précédemment. Nous nous sommes engagés fermement contre cette réforme par des communiqués de presse par la distribution de tracts et par l’interpellation des parlementaires.
Je ne reviendrai pas sur les Régionales comme les différents intervenants, je resterai sur des dossiers purement locaux concrets qui intéressent notre collectivité, il y en a un, un dossier polémique qui est le CREPS de Chalain.

Il me semble qu’avec un petit peu de bon sens et de respect pour les différents avis, les différentes opinions, nous devrions trouver les moyens de traiter ce dossier d’une façon simple et sereine.
Il y a deux aspects qui sont le rachat et la gestion.

Concernant le rachat, nous avons entendu beaucoup de choses saugrenues et incohérentes comme le fait de faire acheter un bien qui ne nous appartient pas par une Régie qui n’en veut pas. Je ne souhaite pas entretenir la polémique et revenir sur ces aberrations.
L’important était que ce
CREPS reste dans le domaine public, c’est ce que nous souhaitions, c’est le cas et nous en sommes très heureux.

Concernant la gestion du CREPS de Chalain,
Nous savons depuis longtemps qu’il y a un postulant pour gérer ce CREPS :
« les Maisons Familiales Rurales ». Nous avons également entendu circuler beaucoup d’informations sur la volonté de la Régie de Chalain de le gérer également. J’ai donc demandé au nom du groupe au Président de la Régie de Chalain, le Président Bailly, et au Président de la régie de Bellecin, Michel Balland, de me donner les projets qu’ils avaient et les délibérations de leurs conseils d’administration respectifs.
Le Président Bailly m’a répondu qu’il n’y avait pas de projet ni de volonté de gérer cette structure, le Président Balland ne m’a pas répondu mais je sais que la réponse de son conseil d’administration est sensiblement la même.
Le problème est donc relativement simple.
On peut effectivement se poser la question ou regretter qu’il n’y ait pas plus de postulants, mais c’est un fait ; l’annonce du désengagement de l’Etat ne date pas d’aujourd’hui.
Le deuxième problème est la durée du bail, évidemment. Dans un bail emphytéotique, la durée est variable. Mon souhait d’élu de ce département est que la durée soit la plus courte possible, mais cela est une question de négociation, ce n’est pas une affaire de voyous.Le troisième problème concerne les éventuels conflits qu’il pourrait y avoir entre le Département, le futur gestionnaire et les deux Régies. C’est pour cela que nous déposerons un amendement afin de garder, sous l’autorité du département, les rives du lac de Chalain avec un comité de pilotage qui veillera à l’utilisation harmonieuse de cette zone littorale.
Le Président du CG sera seul à arbitrer les éventuels différends.
Sincèrement, Monsieur le président, mes chers collègues pensez-vous vraiment que le CREPS de Chalain soit le souci majeur des Jurassiens ?

L’inquiétude première des Jurassiens est l’emploi : nous en reparlerons quand nous parlerons des problèmes de fiscalité.
Nous sommes dans une situation financière extrêmement préoccupante.
Je le dis à chaque intervention, le problème est non seulement la dette publique dont on parle régulièrement, mais c’est surtout la dette privée
La dette publique, c’est la dette du Département. Comment demain -et quand je dis demain, c’est pour finir l’année 2010-, comment le Département aura-t-il les moyens de remplir sa mission principale, le social ? Voila une véritable inquiétude de notre groupe, Monsieur le Président.La dette privée, c’est la dette des ménages, c’est la dette des Jurassiens.
Nous avons:

a) une explosion du surendettement, plus 27% : nous avons demandé la mise en place du
microcrédit et j ‘en suis très heureux, mais cela sera-t-il suffisant ?


b) Nous avons à gérer les problèmes des enfants et des adolescents : il y a en ce moment une augmentation des demandes de placement d’enfants, il y a une augmentation des troubles du comportements des adolescents. Nous avons demandé, Président, et j’en suis très heureux, la création d’une
Maison de l’adolescent. Cela sera-t-il suffisant ?

c) Le troisième problème qui nous tient à cœur concerne les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. Comment peut-on subvenir à ses besoins lorsque l’on vit en dessous du seuil de pauvreté ?
Voilà de véritables problèmes extrêmement douloureux : c’est pour cela que nous avons demandé la mise en place du
schéma gérontologique qu’il faut faire correctement. Cela met un peu de temps mais désormais, il y a urgence.

Voilà, Monsieur le Président, nos inquiétudes, mais nous aurons l’occasion d’y revenir tout au long de cette séance.

Je vous remercie.
Patrick Viverge

2 commentaires:

oswaldo a dit…

Bien vu, bien senti!!

une question qui est Perny?

Anonyme a dit…

Christophe Perny préside l'un des trois groupes d'élus de gauche au Conseil général : il y a le sien, le groupe communiste et le groupe "Agir à gauche".
Perny tente régulièrement de faire croire qu'il préside "le groupe socialistes et apparentés" alors que la fédération du PS Jura n'a donné aucun mandat à un groupe en particulier.
Selon les statuts du PS, les CG socialistes devraient former "le" groupe socialiste auquel viendraient s'ajouter éventuellement d'autres élus.
Actuellement, ce "groupe socialiste" n'existe donc pas au CG du Jura.