mercredi 2 septembre 2009

Un coup de gueule d'André Vauchez sur la mise en œuvre du PPRI de Petit-Noir


De récents articles de presse ont appris ce que pouvaient être les effets désastreux du Plan de Prévention aux Risques d’Inondation (PPRI), imposé avec rigidité et autoritarisme par l’Etat aux communes de la Basse Vallée du Doubs sur le canton de Chemin.

La preuve en est donnée par l’entreprise Ponsot de Petit-Noir, reprise récemment par M. Contini. Située au cœur de la commune, l’entreprise doit se déplacer pour se moderniser et répondre à son plan de développement. Dans cette plaine du Finage, elle n’a aujourd’hui d’autre solution que de s’installer près de la salle des fêtes, sur une plate-forme coûteuse d’1m20, presque aussi haute que les digues, situées, elles, à plus de 1 km !

Exigence qui pourrait découler du bon principe de précaution pour le profane qui ne connaît pas les lieux. Mais, très honnêtement, pour les habitants de la vallée, ce diktat de l’Etat apparaît comme une expression de démesure et de stigmatisation de la méconnaissance des habitants, qui n’auraient rien compris aux risques qui les menacent ! Risques que, depuis des siècles, leurs ancêtres ont fait diminuer par un endiguement de qualité.

Voilà plus de cinq ans que Monsieur le Maire de Petit-Noir, son conseil, les habitants sont venus nombreux aux réunions publiques organisées par la municipalité pour témoigner devant les Hauts Techniciens de l’Etat de leur connaissance du site, du retour d’expérience sur les inondations passées contenues par des digues de qualité qui n’ont pas subi de brèche depuis 70 ans.

Rien n’y fit, après une enquête publique, l’arrêté préfectoral tombait avec des prescriptions draconiennes, la conséquence d’une «savante étude de modélisation des données» qui ne souffre aucune contestation ! Circulez, Mesdames, Messieurs, il n’y a rien à discuter !

Ainsi, malgré les efforts du maire, des élus municipaux, du responsable de l’entreprise, de certains conseillers généraux, de M. le Député Sermier décidé à introduire un recours auprès du Tribunal Administratif –sur lequel nous n’avons d’ailleurs aucune nouvelle-, l’Etat gère l’aménagement rural par voie d’interdictions qui conduit au déménagement du tissu économique.

Et pourtant un Syndicat Mixte Doubs Loue créé récemment entre le Département et les Communautés de Communes, pour mieux assurer la maintenance des digues, avait reçu l’approbation du Préfet qui aurait même avancé l’idée de tenir compte des travaux entrepris pour desserrer l’étreinte du PPRI…. on peut toujours espérer !

A présent, il ne reste qu’à souhaiter que pour les salariés, les collectivités locales, le Département, l’entreprise puisse être accueillie au plus près de Petit-Noir, et pourquoi pas dans le même canton à Tavaux, qui a la chance de disposer d’une zone d’activités, créée voici plus de 10 ans, non destinée à l’origine à rabattre les entreprises du secteur, mais qui, dans ce cas très spécifique, pourrait être un recours.


André VAUCHEZ
1er Vice-Président du Conseil Général
Conseiller Général du Canton de Chemin

3 commentaires:

Xenos a dit…

n,

Xenos a dit…

n,

Xenos a dit…

je ne dirai jamais assez tout le bien que je pense des modèles informatiques...
C'est vrai que quand j'étais étudiant on faisait des modèles hydrogéologiques avec du papier conducteur ou des résistances électriques, et l'informatique a grandement amélioré la prédiction de ceux-ci.
Il reste quand même qu'un modèle n'est qu'une très large approximation de la réalité et que lui attribuer des vertus prédictives relève de l'utopie complète. il suffit de regarder les déboires de la construction du dernier Airbus qui avait été entièrement modélisée...
Et, là, encore, on est en terrain connu : tous les paramètres sont accessibles. Imaginez quand on essaye de modéliser la nature ...
Le modèle est utile pour guider la réflexion, pour débusquer des problèmes ou trouver des pistes de solution.
De là à prévoir l'intensité de la crue, la progression de la pollution dans les eaux souterraines, la température moyenne du globe dans 30 ans, ou même le temps qu'il fera dans 34 jours, il y a un pas que l'on ne peut franchir sans précautions !